Définir
l'abus, je l'avoue, peut s'avérer difficile.
Mon but
ici est de bien définir l'abus (violence conjugale).
La Bible commande à l'homme
d'être le chef de son foyer; même avec une attitude difficile de la part d'un
mari, Dieu nous dit qu'il faut accepter ce plan divin et s'y consacrer.
**Par contre attention ! Dieu nous parle de caractère difficile et NON de la Violence !
1 Pierre 2:18 "...non seulement à ceux qui sont doux, mais aussi a ceux
qui sont d'un caractère difficile (Ne veux pas dire violent.)"
L'abus est sérieux. Ce n'est pas une question d'opinion mais bien un fait.
Lorsqu'une femme est victime d'abus, (violence conjugale) cela est établi et habituellement
répétitif.
La violence conjugale prend plusieurs formes ...
La plupart du temps,
la violence faite aux femmes est associée à la violence physique.
Pourtant il existe plusieurs autres formes de violences dont la violence
psychologique, la violence verbale et la violence
sexuelle, domination sur le plan monétaire constituent aussi une forme
de violence; par exemple, un conjoint qui contrôle les dépenses
et les revenus de sa partenaire sans son accord.
La violence
conjugale contre la femme, en ce cas, est quelque chose de très
sérieux, c'est un acte CRIMINEL, et non une question de
"mauvais caractère" de la part de l'homme mais bien une question d'ordre
criminel, c'est quelqu'un qui met la vie de sa femme et de sa famille
en danger.
... et
entraîne des conséquences graves.
Les conséquences de la violence sont très lourdes sur le plan humain, social et
économique, tant pour les femmes qui la subissent que pour l’ensemble de la
société. En effet, la violence porte atteinte à l’autonomie personnelle et
financière des femmes et peut affecter gravement leur santé physique et
mentale.
Les femmes, les hommes et les enfants aux prises avec ce problème ont besoin
d’aide, d’un soutien ou d’un traitement adapté à leur situation pour arrêter le
cycle de la violence dans leur vie.
Selon un rapport
effectué au début des années 2000 au Canada, une femme sur 10 expérimentera de
la violence conjugale au cours de sa vie.
En 2000, on dénombrait au Québec près de 16 000
victimes de crimes contre la personne commis dans un contexte conjugal.
85 % des victimes étaient des femmes (Ministère de la Sécurité publique,
La violence conjugale : statistiques 2000).
Les femmes sont les principales victimes d’homicide entre conjoints.
Au cours des années 1995 à 2000, on a recensé 95 femmes tuées par leur
conjoint, leur ex-conjoint ou leur ami intime, ce qui équivaut à 16,8
décès, en moyenne, par année au Québec (Ministère de la Sécurité
publique, La violence conjugale : statistiques 2000).
Les jeunes femmes de 15 à 24 ans sont celles présentant le plus
grand risque d’être tuées par le conjoint ou l’ami intime (Statistique
Canada 2000). C’est dans cette catégorie d’âge qu’on retrouve le
deuxième plus haut taux de signalement d’affaires de violence conjugale à
la police (Ministère de la Sécurité publique, La violence conjugale :
statistiques 2000).
Sur une période d’une année, plus de 100 000 Québécoises, soit 6 %
des femmes de 18 ans et plus vivant en couple, ont été victimes de
violence physique de la part de leur partenaire (Institut de la
statistique du Québec, 2002).
La majorité des enfants des femmes victimes d’agression sont
présents lorsque le conjoint inflige des blessures et des souffrances à
leur mère : 75 % d’entre eux sont témoins, 20 % y participent et 11 %
subissent des agressions physiques. (Larouche, 1987; Sudermann et Jaffe,
1999).
Des faits troublants
Au Québec, en 2008 :
14
242 infractions ont été enregistrées par les corps policiers pour
des actes criminels commis dans un contexte violence conjugal.
9 femmes ont été tuées dans un contexte de violence conjugale.
23 femmes ont été victimes de tentative de meurtre.
45% des agresseurs étaient le conjoint de la victime, 41% un ex-conjoint et 14% un ami intime.
Source : La criminalité dans un contexte conjugal - Statistiques 2008, ministère de la Sécurité publique.